Il était un adolescent qui un jour osa s’approcher du palais du
Soleil où scintillaient l’or, l’ivoire et les joyaux. Arrivé devant la salle du trône où siégeait
le Soleil, il dût s’arrêter ébloui.
Le Soleil surpris qu’un jeune mortel se soit aventuré
jusqu’en son palais lui demanda la raison de sa venue. Ma mère Clymène m’a dit
que vous étiez mon père, répondit-il. Est-ce vrai ? Effectivement, tu es
mon fils et pour te le prouver, demande moi ce que tu veux et je l’exaucerais.
A peine prononcés ces derniers mots, il s’en repentit
pressentant que la requête serait exorbitante.
Le jeune homme avoua qu’il avait souvent admiré la course des chevaux
qui donnait la lumière au monde et se demandait quelle impression cela ferait
de les conduire.
Conscient de la folie de la requête mais ne pouvant revenir
sur la parole donnée, le Soleil consenti à lui céder les rênes de ses chevaux
lui prodiguant cependant plusieurs recommandations, alors qu’aucun mortel n’avait
pu les conduire avant lui.
Prends garde l’avisa t-il car la route s’élève de la mer par
un chemin si raide que les chevaux fatiguent à la gravir mais le plus difficile
est la descente si profonde que les dieux de la Mer s’interrogent de la façon
dont on évitera la chute. Ces chevaux sont fougueux et sentiront bien que ta
main est insécure. Lors de ta route, tu rencontreras des animaux féroces comme
le Taureau, le Lion, le Scorpion qui
chacun tentera de te nuire.
Mais Phaëton, jeune homme intrépide ne se laissa point
faiblir par la crainte des dangers du voyage. Il était fils du Soleil et
saurait se montrer digne.
Et le voilà parti, guidant les chevaux attelés au char.
Emporté par sa joie, dans une sorte d’extase, il laissa les chevaux monter
jusqu’au firmament et se senti maître du monde. Les chevaux ne se sentant plus
fermement guidés s’emballèrent, oscillant de droite à gauche, évitant de
justesse une collision avec le Scorpion.
Phaëton, mort de peur laissa tomber les rênes et la course
prit une allure encore plus folle. Les montagnes les plus hautes furent les
premières à s’embraser, la terre devint un immense brasier et les fleuves mis à
sec. Phaëton désirait que tout s’arrête et la Terre mère lança un cri d’alarme
à l’Olympe. Jupiter l’entendit et lança un éclair vers le char qui tomba dans
les eaux de la mer. Le fleuve Eridan le reçut et éteignit les flammes. Ainsi
mourut l’intrépide et orgueilleux Phaëton.

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