vendredi 13 octobre 2017

Midas



Était roi de Phrygie, de faible intelligence et ne profita de sa fortune qu’à peine un jour. C’était un homme bon et généreux qui un jour prit soin d’un vieillard, tombé sur les chemins en raison de son ivrognerie et que des serviteurs du palais avaient ramené en ces lieux. Au bout de quelques jours de bons soins, il le renvoya vers Bacchus, enchanté de retrouver son vieux compagnon.

Touché de ce généreux traitement, Bacchus offrit à Midas de réaliser le moindre de ses désirs afin de le remercier de l’hospitalité donnée et sans trop réfléchir, Midas demanda que tout ce qu’il toucherait soit transformé en or. Sitôt demandé, sitôt réalisé mais au moment de dîner, le moindre des aliments sur lequel il posait la main se transformait en métal précieux.

Au bout d’un moment, affamé, assoiffé, Midas demanda à Bacchus de revenir sur ce cadeau empoisonné. Il fallait pour cela que Midas aille se baigner dans le fleuve Pactole pour perdre le don. C’est depuis ces temps là que l’on trouve dit-on, de l’or dans le fleuve Pactole.

L’expérience ne lui ayant servi à rien, il tomba à nouveau dans les filets de sa propre sottise.  Apollon lui avait demandé d’être arbitre entre lui-même et le satyre Marsyas afin de déterminer qui jouait le mieux de la lyre. Un précédent arbitre, Tmolos avait déjà offert la palme à Apollon mais Midas qui ne s’y connaissait en rien dans le domaine de la musique, préféra le son que Marsyas tirait de sa lyre.

Il n’avait pas réfléchit qu’Apollon était infiniment plus puissant que Marsyas et qu’il pourrait prendre ombrage du verdict, aussi affubla t-il Midas d’oreilles d’âne qui lui permettraient de mieux entendre les sons les plus mélodieux.

Désolé de cette nouvelle apparence, Midas décida de cacher ses oreilles sous une nouvelle tiare afin que nul ne puisse les voir. Mais son barbier qui régulièrement lui coupait les cheveux, avait connaissance de cette anomalie et avait juré solennellement qu’il n’en dirait mot à personne. 

Cependant le secret lui pesait, il ne voulait pas trahir son maître dont il craignait le châtiment et un soir, il creusa un trou dans son jardin et murmura « le roi Midas a des oreilles d’âne ». Soulagé d’un grand poids, il referma le trou. 

Mais les roseaux avaient tout entendu et lorsque le vent léger les agitait, ils répétaient les mots enfouis, faisant connaître aux hommes combien leur maître était stupide.

La morale de l’histoire est qu’il est préjudiciable de s’opposer au dieu le plus puissant, lorsque ceux-ci se mettent en compétition.

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