Était roi de Phrygie, de faible intelligence et ne
profita de sa fortune qu’à peine un jour. C’était un homme bon et généreux qui
un jour prit soin d’un vieillard, tombé sur les chemins en raison de son
ivrognerie et que des serviteurs du palais avaient ramené en ces lieux. Au bout
de quelques jours de bons soins, il le renvoya vers Bacchus, enchanté de
retrouver son vieux compagnon.
Touché de ce généreux traitement, Bacchus offrit à Midas de réaliser
le moindre de ses désirs afin de le remercier de l’hospitalité donnée et sans
trop réfléchir, Midas demanda que tout ce qu’il toucherait soit transformé en
or. Sitôt demandé, sitôt réalisé mais au moment de dîner, le moindre des
aliments sur lequel il posait la main se transformait en métal précieux.
Au bout d’un moment, affamé, assoiffé, Midas demanda à
Bacchus de revenir sur ce cadeau empoisonné. Il fallait pour cela que Midas
aille se baigner dans le fleuve Pactole pour perdre le don. C’est depuis ces
temps là que l’on trouve dit-on, de l’or dans le fleuve Pactole.
L’expérience ne lui ayant servi à rien, il tomba à nouveau
dans les filets de sa propre sottise.
Apollon lui avait demandé d’être arbitre entre lui-même et le satyre
Marsyas afin de déterminer qui jouait le mieux de la lyre. Un précédent
arbitre, Tmolos avait déjà offert la palme à Apollon mais Midas qui ne s’y
connaissait en rien dans le domaine de la musique, préféra le son que Marsyas
tirait de sa lyre.
Il n’avait pas réfléchit qu’Apollon était infiniment plus
puissant que Marsyas et qu’il pourrait prendre ombrage du verdict, aussi
affubla t-il Midas d’oreilles d’âne qui lui permettraient de mieux entendre les
sons les plus mélodieux.
Désolé de cette nouvelle apparence, Midas décida de cacher
ses oreilles sous une nouvelle tiare afin que nul ne puisse les voir. Mais son
barbier qui régulièrement lui coupait les cheveux, avait connaissance de cette
anomalie et avait juré solennellement qu’il n’en dirait mot à personne.
Cependant le secret lui pesait, il ne voulait pas trahir son maître dont il
craignait le châtiment et un soir, il creusa un trou dans son jardin et murmura
« le roi Midas a des oreilles d’âne ». Soulagé d’un grand poids, il
referma le trou.
Mais les roseaux avaient tout entendu et lorsque le vent
léger les agitait, ils répétaient les mots enfouis, faisant connaître aux hommes
combien leur maître était stupide.
La morale de l’histoire est qu’il est préjudiciable de
s’opposer au dieu le plus puissant, lorsque ceux-ci se mettent en compétition.

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